Souveraineté, sobriété Épisode #2 : la frugalité numérique, levier de souveraineté et de résilience
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Virginie Rozière (MEAE) : la frugalité numérique au service de la souveraineté et de la résilience
Dans ce deuxième épisode de la série **« Souveraineté, sobriété »**, **Virginie Rozière, directrice du numérique du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE)**, revient sur la convergence entre souveraineté numérique, sécurité des systèmes d’information et sobriété.
La Direction du numérique du MEAE fournit à la diplomatie française les moyens numériques nécessaires à l’exercice de ses missions, en France comme à l’étranger : communications entre les postes diplomatiques et l’administration centrale, outils de production et d’analyse de la connaissance, ou encore services numériques destinés aux Français établis hors de France.
Dans ce contexte, la maîtrise du système d’information constitue un enjeu stratégique majeur. Particulièrement exposé aux cyberattaques et manipulant des informations sensibles, le ministère doit pouvoir maîtriser ses outils, notamment logiciels, afin de limiter les risques d’ingérence ou d’accès non autorisé à ses données.
À cette exigence de souveraineté s’ajoute celle de sobriété numérique. Par cohérence avec les politiques portées par la France dans les négociations internationales sur le climat, le ministère cherche également à réduire l’empreinte environnementale de son système d’information et à développer des pratiques numériques plus frugales.
Mais la frugalité n’est plus seulement une réponse aux enjeux environnementaux. Dans un contexte de tensions croissantes sur les ressources et les chaînes d’approvisionnement, elle devient également un levier très opérationnel pour renforcer la résilience des systèmes d’information.
Réduire les besoins en équipements, en ressources et en énergie permet de limiter certaines dépendances et de mieux faire face aux risques de rupture d’approvisionnement. Sobriété et souveraineté convergent ainsi vers un même objectif : disposer de systèmes numériques robustes, maîtrisés et capables de fonctionner durablement.
Des préoccupations qui pouvaient auparavant sembler concurrentes se rejoignent désormais : réduction de l’empreinte environnementale, performance, sécurité, robustesse et souveraineté des systèmes d’information.
Les méthodes et les réflexions développées autour de la sobriété numérique peuvent ainsi contribuer directement à la construction d’un numérique plus souverain et plus résilient.
À travers cette série, la MiNumEco explore les différentes dimensions de cette convergence entre sobriété, résilience et souveraineté numériques, à partir des interventions de la matinée « Sobriété numérique et souveraineté » organisée par la DINUM et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.