Lettre #9 – Un été pour prendre du recul sur nos pratiques numériques

Publié le

L’été peut aussi être l’occasion de prendre un peu de recul sur nos pratiques numériques, sans ajouter une nouvelle injonction à la déconnexion.


Podcasts, retours d’expérience, formation, écoconception et durée de vie des équipements : cette neuvième lettre de la MiNumEco propose une sélection de contenus à découvrir tranquillement pendant l’été pour mieux comprendre les impacts du numérique et préparer les transformations à venir.


Édito

À l’approche de l’été, nous sommes nombreuses et nombreux à nous interroger sur la manière de limiter notre impact environnemental pendant les vacances : transports, alimentation, climatisation, loisirs…


Je ne vais pas ajouter ici une injonction supplémentaire à la déconnexion ou à une utilisation plus raisonnée des écrans : nous parlons déjà toute l’année de nos pratiques numériques et des moyens de les faire évoluer.


Mais si vous avez un moment cet été, vous pouvez télécharger quelques épisodes de MiNumÉchos, le podcast du numérique public responsable, et prendre le temps de réfléchir à nos usages, à l’intelligence artificielle, à l’écoconception ou encore à l’avenir de nos politiques publiques numériques.


Car les transformations profondes ne pourront se faire que collectivement, en faisant circuler les connaissances, les expériences et les pratiques.


Nous nous retrouverons en septembre avec de nouvelles actualités, formations et ressources.


Prenez soin de vous et passez un bel été.


Mélanie Raphaël
Pilote de la Mission interministérielle numérique écoresponsable – DINUM


Un été à l’écoute de MiNumÉchos

La deuxième saison de MiNumÉchos, le podcast du numérique public responsable, explore les liens entre intelligence artificielle, transition écologique, sensibilisation et politiques publiques.


Plusieurs voix permettent de croiser les regards et d’interroger aussi bien les finalités des technologies que les moyens de réduire leurs impacts.


🎧 À écouter

  • Gilles Vermot Desroches, représentant des entreprises au CESE – L’IA peut-elle aider à la transition écologique ?
  • Henri Verdier, ambassadeur pour le numérique – IA et environnement : deux défis indissociables ?
  • Morgane Chanvillard, responsable communication de la Fresque du numérique – Sensibiliser les agents publics avec la Fresque du numérique.
  • Fabienne Tatot, représentante des salariés au CESE – Quelle finalité pour l’IA ?
  • les épisodes de la première saison de MiNumÉchos, toujours disponibles.

Cette série permet de prendre le temps d’explorer les différentes dimensions du numérique responsable, au-delà des seuls impacts environnementaux : utilité des usages, choix technologiques, sensibilisation, politiques publiques et transformation des organisations.


À VivaTech, porter aussi la voix du numérique raisonnable

VivaTech est un rendez-vous majeur de l’innovation numérique. En 2025, les acteurs publics y ont également porté les enjeux de sobriété, d’intelligence artificielle responsable et d’éthique.


Sur le stand de l’État, plusieurs interventions ont permis de rappeler qu’innovation et responsabilité ne doivent pas être pensées séparément.


La présence du numérique responsable dans ce type d’événement contribue à remettre une question essentielle au centre des débats : comment innover en tenant compte des ressources mobilisées, des impacts produits et de l’utilité réelle des solutions développées ?


Former les managers à la transition écologique et numérique

Le Centre de formation au management de la Défense a accompagné 25 managers dans une formation au management responsable intégrant les enjeux du numérique.


Cette démarche montre que le numérique responsable ne concerne pas uniquement les spécialistes techniques ou les directions du numérique.


Les managers ont eux aussi un rôle essentiel : arbitrer, fixer les priorités, questionner les besoins et intégrer les enjeux environnementaux dans les décisions et projets qu’ils pilotent.


La transformation des pratiques passe donc également par une montée en compétence de celles et ceux qui encadrent les équipes et orientent les organisations.


Former les chefs de projet avec Carbon Addict

La DINUM développe également une formation en ligne spécifiquement destinée aux cheffes et chefs de projet, product owners, product managers, directrices et directeurs de projet.


Pour rendre ces enjeux plus accessibles, le parcours « Gestion responsable d’un projet numérique » s’appuie notamment sur le concept de Carbon Addict.


L’objectif est de permettre aux responsables de projets de mieux comprendre les impacts environnementaux du numérique et surtout de disposer de leviers directement mobilisables tout au long du cycle de vie d’un service numérique.


Cette approche rappelle un principe essentiel : les impacts ne se corrigent pas uniquement une fois le service développé. Une grande partie des décisions structurantes se prennent dès la définition du besoin et pendant la conception.


Les référentes et référents NumEco au cœur de l’action

Cette édition poursuit également la série de portraits des référentes et référents numérique écoresponsable des ministères.


Avec Stephan Dondon, référent NumEco du ministère de l’Agriculture, la lettre met en lumière celles et ceux qui assurent concrètement le relais entre les orientations interministérielles et leur mise en œuvre dans les administrations.


Leur rôle consiste notamment à mobiliser les équipes, suivre les feuilles de route, faire circuler les bonnes pratiques et adapter les actions aux réalités de chaque ministère.


Ce réseau constitue aujourd’hui l’un des leviers essentiels pour inscrire durablement le numérique responsable dans le fonctionnement de l’État.


Faire dialoguer numérique et écologie

Dans la nouvelle saison de « Paroles d’experts », Henri Verdier, ambassadeur pour le numérique, appelle à renforcer le dialogue entre les acteurs du numérique et ceux de la transition écologique.


Les transformations numérique et environnementale sont souvent abordées séparément, alors qu’elles sont de plus en plus imbriquées.


Comprendre les opportunités offertes par le numérique ne dispense pas d’en analyser les impacts. Inversement, penser la transition écologique nécessite aussi de comprendre les technologies qui structurent désormais une grande partie de nos activités.


Créer ce dialogue permet de dépasser les oppositions simplistes et de construire des politiques numériques à la fois utiles, soutenables et adaptées aux défis environnementaux.


Quand le logiciel raccourcit la vie de nos smartphones

Une étude de Limites Numériques rappelle que l’obsolescence des équipements n’est pas uniquement matérielle : 60 % des dysfonctionnements observés sur les smartphones étudiés sont liés à des problèmes logiciels.


Mises à jour, compatibilité, ralentissements ou évolution des services peuvent ainsi rendre un équipement difficile à utiliser alors même que ses composants physiques fonctionnent encore.


Ce constat invite à élargir les réflexions sur l’écoconception : concevoir des services numériques sobres, accessibles et compatibles avec des équipements plus anciens peut directement contribuer à allonger la durée d’usage du matériel.


Pour les services publics numériques, il s’agit aussi d’un enjeu d’accessibilité : un service qui impose un équipement récent ou des ressources techniques importantes risque d’exclure certains usagers.


À retenir

  • 🎧 Prendre du recul permet aussi d’agir : podcasts et ressources offrent un autre rythme pour comprendre les transformations numériques.
  • 🤖 Innovation et responsabilité doivent avancer ensemble, y compris dans les grands rendez-vous technologiques.
  • 🎓 La montée en compétence concerne tous les niveaux, des chefs de projet aux managers.
  • 👥 Les référentes et référents NumEco sont essentiels pour transformer les orientations interministérielles en actions concrètes.
  • 🔄 Écologie et numérique doivent davantage dialoguer pour construire des politiques publiques cohérentes.
  • 📱 L’obsolescence est aussi logicielle : mieux concevoir les services peut contribuer à prolonger la durée de vie des équipements.

Prendre le temps pour mieux préparer la suite

Cette lettre estivale invite finalement à ralentir un peu le rythme sans interrompre la réflexion.


Écouter, apprendre, partager des expériences et questionner nos choix permet de préparer une transformation du numérique public qui ne repose pas uniquement sur des prescriptions, mais sur une compréhension collective des enjeux et des leviers d’action.


À la rentrée, la MiNumEco poursuivra cette dynamique avec de nouvelles formations, ressources, témoignages et épisodes de MiNumÉchos.


Découvrir la Lettre #9 de la MiNumEco

Retrouvez l’édito, les podcasts MiNumÉchos, les vidéos, formations, portraits et ressources proposés dans cette édition estivale.

Lire la lettre complète sur LinkedIn

Paramètres d'affichage

Choisissez un thème pour personnaliser l’apparence du site.