Lettre #7 – Sensibiliser, former et outiller pour passer à l’action

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Sensibiliser, former et donner aux agentes et agents les moyens d’agir : ce début d’année 2025 marque une nouvelle étape pour le numérique écoresponsable dans l’État.


Bilan d’activité 2024, première Semaine NumEco, lancement de nouvelles formations, intelligence artificielle frugale, data centers, achats responsables ou encore écoconception : cette septième lettre rassemble les ressources pour passer progressivement de la compréhension des enjeux à leur mise en œuvre concrète.


Édito

Un beau début d’année sous le signe de la sensibilisation et de la formation !


Mais avant de découvrir les nouvelles ressources, les replays de webinaires, les documents de référence et les nouveaux modules de formation proposés dans cette édition, cette lettre est aussi l’occasion de revenir sur l’année 2024 et les actions menées par la MiNumEco.


Le bilan d’activité permet de rappeler notre mission, de mesurer le chemin parcouru et de mettre en lumière les outils et ressources mis à disposition des administrations pour réduire l’empreinte environnementale du numérique public.


Et maintenant, cap sur 2025 : une année importante pour atteindre le premier palier des objectifs des Services publics écoresponsables et poursuivre la trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’État.


Sensibiliser, former, mesurer, mieux acheter, mieux concevoir : c’est collectivement que nous pourrons faire évoluer durablement nos pratiques.


Ensemble, réduisons l’empreinte environnementale du numérique !


Mélanie Raphaël
Pilote de la Mission interministérielle numérique écoresponsable – DINUM


2024 : une année pour structurer et diffuser le numérique responsable

Le bilan d’activité 2024 de la MiNumEco permet de mesurer la progression de la mobilisation autour du numérique écoresponsable dans l’État.


Quelques chiffres illustrent cette dynamique :

  • 📺 125 000 vues sur les 17 vidéos ressources publiées ;
  • 👥 4 500 abonnés à la lettre de la MiNumEco sur LinkedIn ;
  • 🌐 132 000 visiteurs uniques sur le site ecoresponsable.numerique.gouv.fr, soit une progression de 4 % par rapport à 2023 ;
  • 🎓 824 agents formés au numérique écoresponsable par la DINUM, dont 202 en présentiel et 622 inscrits à une formation en ligne.

Au-delà des chiffres, cette année a permis de renforcer les ressources disponibles, d’accompagner les ministères et de structurer progressivement une communauté interministérielle autour de la réduction de l’empreinte environnementale du numérique.


Première Semaine NumEco : faire du numérique responsable un sujet collectif

Du 10 au 14 mars 2025, les ministères ont organisé la première Semaine NumEco, à l’initiative du réseau des référentes et référents numérique écoresponsable.


L’objectif : mutualiser les actions, ouvrir certaines initiatives à l’ensemble des agentes et agents publics et donner davantage de visibilité aux démarches engagées dans les administrations.


La semaine a notamment permis de proposer :

  • 20 événements internes dans les ministères ;
  • 4 webinaires interministériels ouverts à toutes et tous ;
  • une Fresque du numérique ;
  • un atelier Econumia ;
  • le lancement du deuxième module du parcours de formation NumEco ;
  • plusieurs temps d’échange et de partage de retours d’expérience.

La semaine a été lancée en présence de Jérémie Vallet, directeur adjoint de la DINUM, et a également permis de présenter le nouveau module de formation destiné aux responsables de projets numériques, avec Virginie Rozière, directrice du numérique du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.


Former les agents pour transformer les pratiques

La montée en compétence constitue l’un des principaux leviers de transformation du numérique public.


À l’occasion de la Semaine NumEco, Stéphanie Schaer, alors directrice interministérielle du numérique, a présenté le parcours de formation au numérique écoresponsable proposé sur Mentor.


Un nouveau module, consacré à la gestion responsable d’un projet numérique, vient compléter ce parcours.


Développé avec la Direction du numérique du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, il s’adresse notamment aux agentes et agents du numérique, cheffes et chefs de projet et responsables amenés à concevoir ou piloter un service numérique.


L’objectif est de leur donner des repères et des méthodes permettant de prendre en compte les impacts environnementaux tout au long du cycle de vie d’un projet, depuis la définition du besoin jusqu’à son exploitation.


Faire vivre le numérique écoresponsable à l’interministériel

Dans la série « Paroles d’experts », Jérémie Vallet, directeur adjoint de la DINUM, revient sur l’importance d’animer ces sujets à l’échelle interministérielle.


Les administrations partagent de nombreux enjeux : gestion des équipements, achats, hébergement, conception des services, mesure des impacts ou formation des équipes.


Le partage de ressources, de méthodes et de retours d’expérience permet donc de mutualiser les efforts et d’accélérer la transformation des pratiques.


Intelligence artificielle : viser la frugalité

L’intelligence artificielle constitue déjà un sujet majeur pour le numérique responsable.


À l’occasion de la Semaine NumEco, le ministère de la Justice a organisé avec l’Ecolab du Commissariat général au développement durable un webinaire consacré à l’IA frugale.


Face à l’augmentation des besoins en calcul, en données, en infrastructures et en énergie, la frugalité invite à questionner les usages avant de mobiliser les solutions techniques les plus coûteuses.


Il s’agit notamment de partir du besoin, de choisir des modèles proportionnés aux usages et de rechercher le meilleur niveau de service avec les ressources réellement nécessaires.


Data centers : mesurer et améliorer les infrastructures

La Direction du numérique du ministère de l’Économie et des Finances a également proposé un webinaire consacré à la labellisation numérique responsable des data centers.


Les centres de données constituent une composante essentielle des systèmes d’information et concentrent des enjeux liés à la consommation énergétique, au refroidissement, aux équipements et aux infrastructures.


La prise en compte de leur performance environnementale permet ainsi d’élargir la démarche NumEco au-delà des seuls usages et équipements utilisateurs.


Cloud et centres de données : disposer d’une méthode commune

L’ADEME a publié un référentiel méthodologique consacré à l’évaluation environnementale des services d’hébergement informatique en centre de données et des services Cloud.


Ce document permet de disposer d’un cadre commun pour réaliser une analyse du cycle de vie de ces services et mieux objectiver leurs impacts.


Cette approche est essentielle pour dépasser les perceptions parfois simplificatrices du Cloud et prendre en compte les infrastructures physiques réellement nécessaires au stockage, au calcul et aux échanges de données.


Mieux intégrer l’environnement dans les achats numériques

La Direction des achats de l’État (DAE) met à disposition plusieurs fiches-outils destinées à accompagner les acheteurs dans la prise en compte des enjeux environnementaux.


Postes de travail, téléphonie mobile et autres prestations numériques : les décisions d’achat permettent d’agir sur des critères tels que la durée de vie, la réparabilité, le réemploi, les performances environnementales ou les conditions de fin de vie des équipements.


L’achat constitue ainsi un levier particulièrement structurant : les exigences définies dans un marché peuvent directement orienter les pratiques des fournisseurs et la durée d’utilisation des matériels.


Obsolescence des smartphones : le logiciel compte aussi

L’étude publiée par Limites Numériques interroge la manière dont les Français utilisent leurs smartphones et les causes réelles de leur renouvellement.


Elle met notamment en lumière l’importance de l’obsolescence logicielle : une partie importante des dysfonctionnements rencontrés ne provient pas directement du matériel.


Cette réalité doit également être prise en compte par les concepteurs de services numériques.


Maintenir la compatibilité avec des équipements plus anciens, limiter les besoins en ressources et éviter de rendre artificiellement obsolètes certains terminaux permet à la fois d’améliorer l’accessibilité des services et de prolonger la durée d’usage des équipements.


Le RGESN aussi pour les designers

Comment appliquer concrètement les 78 critères du Référentiel général d’écoconception des services numériques (RGESN) lorsqu’on travaille sur le design d’un service ?


L’association Designers Éthiques propose un guide pédagogique et un outil permettant aux designers d’identifier plus facilement les bonnes pratiques à mobiliser aux différentes étapes d’un projet.


Cette ressource rappelle que l’écoconception n’est pas uniquement une question de développement technique.


Les choix de parcours, de fonctionnalités, d’interfaces et de contenus ont eux aussi une influence directe sur la quantité de ressources nécessaire au fonctionnement d’un service numérique.


À retenir

  • 📊 Mesurer permet de suivre la transformation : le bilan 2024 donne à voir la progression de la mobilisation et de la formation.
  • 🤝 Le numérique responsable est un chantier collectif : la Semaine NumEco permet de mutualiser les initiatives des ministères.
  • 🎓 Former les agents est indispensable pour intégrer ces enjeux dans les projets numériques.
  • 🤖 L’IA doit aussi être pensée sous l’angle de la frugalité et de la proportionnalité des ressources mobilisées.
  • ☁️ Cloud et data centers ont une réalité matérielle qui doit être mesurée et pilotée.
  • 🛒 Les achats publics constituent un levier majeur pour faire évoluer les pratiques et les offres.
  • 📱 L’obsolescence peut être logicielle : l’écoconception contribue aussi à prolonger la durée de vie des équipements.
  • 🎨 La conception responsable concerne tous les métiers, y compris le design.

De la sensibilisation à la transformation

Cette septième lettre montre une évolution importante : le numérique responsable ne repose plus uniquement sur la sensibilisation aux impacts.


Les administrations disposent progressivement de formations, référentiels, méthodes, outils et retours d’expérience permettant d’intégrer ces enjeux dans leurs décisions quotidiennes.


L’objectif est désormais de transformer durablement les pratiques : mieux définir les besoins, mieux concevoir les services, mieux acheter, mieux gérer les infrastructures et faire durer les équipements.


Découvrir la Lettre #7 de la MiNumEco

Retrouvez le bilan 2024, le retour sur la Semaine NumEco, les formations, vidéos, webinaires et documents de référence de cette édition.

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