Bilan d’activité 2025 de la MiNumEco

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En 2025, le numérique écoresponsable poursuit son intégration dans les politiques numériques de l’État. Feuilles de route ministérielles, mesure de l’empreinte environnementale, allongement de la durée de vie des équipements, réemploi, achats responsables, formation, intelligence artificielle et écoconception : le bilan d’activité 2025 de la MiNumEco revient sur une année marquée par le passage à l’échelle de nombreuses actions.


Faire du numérique écoresponsable un levier de transformation de l’État

Dans son édito, Stéphanie Schaer, directrice interministérielle du numérique , rappelle que derrière chaque service numérique se trouvent des équipements, des centres de données, des réseaux, de l’énergie, des composants électroniques et des ressources dont la disponibilité devient de plus en plus stratégique.


Dans ce contexte, la réduction de l’empreinte environnementale du numérique rejoint directement les enjeux de résilience et de souveraineté. Allonger la durée de vie des équipements, développer le réemploi, intégrer des exigences environnementales dans les achats ou concevoir des services plus sobres permettent à la fois de réduire les impacts et de mieux maîtriser les ressources et infrastructures nécessaires aux systèmes d’information publics.


L’année 2025 marque ainsi une nouvelle étape : les feuilles de route numérique écoresponsable sont désormais déployées dans l’ensemble des ministères, avec l’appui de la Mission interministérielle numérique écoresponsable et du réseau des référentes et référents NumEco.


2025 en quelques chiffres

Les actions conduites par les ministères et accompagnées par la MiNumEco produisent des résultats concrets :

  • 2 509 agentes et agents formés au numérique responsable en 2025 ;
  • une durée de vie moyenne des ordinateurs fixes et portables portée à 5,7 ans, contre 5 ans en 2022 ;
  • 42 % de réemploi ou de réutilisation des matériels informatiques et de téléphonie décommissionnés de moins de 10 ans ;
  • 88 % des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) collectés par un éco-organisme agréé ;
  • 92 % des marchés numériques intégrant désormais des clauses environnementales.

Ces indicateurs témoignent d’une évolution des pratiques : le numérique écoresponsable ne relève plus uniquement de démarches ponctuelles, mais s’intègre progressivement à la gestion courante des systèmes d’information de l’État.


Mesurer pour mieux piloter

Réduire l’empreinte environnementale suppose d’abord de pouvoir la mesurer et la comprendre.


En 2025, le déploiement de NumEcoEval, développé par le ministère de la Transition écologique avec l’appui de la MiNumEco, permet aux administrations d’évaluer l’empreinte environnementale de leurs systèmes d’information en prenant en compte les équipements, les infrastructures et les applications.


Ces travaux doivent permettre d’identifier les principaux postes d’impact, de mieux orienter les plans d’action et d’intégrer durablement les enjeux environnementaux au pilotage des systèmes d’information.


Agir sur les équipements et leur durée de vie

La fabrication constitue une part majeure de l’impact environnemental des équipements numériques. Allonger leur durée d’utilisation demeure donc l’un des leviers prioritaires de la stratégie de sobriété numérique de l’État.


En 2025, la durée de vie moyenne des ordinateurs fixes et portables atteint 5,7 ans à l’échelle interministérielle. Cette évolution accompagne une transformation des pratiques : renouvellement moins systématique, développement de la maintenance et de la réparation, réemploi interne et recours au don lorsque les équipements ne sont plus nécessaires à l’administration.


La gestion de la fin de vie progresse également, avec le développement du réemploi, du don et une meilleure structuration de la collecte des déchets d’équipements électriques et électroniques.


Faire évoluer la commande publique

Les achats constituent un autre levier déterminant pour réduire l’empreinte environnementale du numérique de l’État.


En décembre 2025, 92 % des marchés numériques suivis dans le cadre des feuilles de route NumEco intègrent des clauses environnementales. Ces exigences permettent notamment d’interroger la durabilité des équipements, les impacts environnementaux des prestations ou encore les caractéristiques d’écoconception des services et outils proposés.


L’année a également été marquée par la publication, par la DINUM, la Direction des achats de l’État et l’Ecolab, du guide des achats responsables de solutions d’intelligence artificielle. Il fournit aux acheteurs publics des repères pour intégrer dès l’expression du besoin les enjeux environnementaux, sociaux et de souveraineté liés à l’IA.


Intégrer les nouveaux impacts de l’intelligence artificielle

L’essor de l’intelligence artificielle modifie profondément l’empreinte environnementale du numérique en augmentant les besoins en calcul, en infrastructures, en énergie et en équipements.


Pour l’État, l’enjeu consiste à concilier innovation, utilité des usages, sobriété et maîtrise des risques. Les travaux conduits en 2025 visent notamment à intégrer les impacts de l’IA dans les feuilles de route numérique responsable, les stratégies d’achat et les réflexions portant sur les infrastructures.


Cette approche conduit à interroger les besoins avant le déploiement d’une solution, à privilégier lorsque cela est possible des modèles et architectures adaptés aux usages réels et à prendre en compte l’ensemble du cycle de vie des systèmes d’intelligence artificielle.


Former et outiller les agents publics

La transformation des pratiques passe également par la montée en compétence des agentes et agents publics.


En 2025, la MiNumEco a renforcé son offre de sensibilisation et de formation au numérique responsable, à travers des formations en présentiel, le parcours disponible sur Mentor et des ressources adaptées aux différents métiers du numérique.


Le réseau interministériel des référentes et référents NumEco joue un rôle essentiel dans cette dynamique. Présents dans les ministères, ils suivent la mise en œuvre des feuilles de route, accompagnent les équipes et contribuent au partage des pratiques et retours d’expérience entre administrations.


Concevoir des services numériques plus responsables

La réduction des impacts ne concerne pas uniquement le matériel et les infrastructures : elle se joue également dès la conception des services numériques.


En 2025, la MiNumEco a notamment accompagné l’adaptation de l’Index de conception responsable (ICR) au secteur public, avec Designers Éthiques et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.


L’objectif : donner aux équipes projets un outil simple pour identifier les principaux leviers d’amélioration et intégrer dans leurs projets les enjeux d’écoconception, d’accessibilité et de qualité du design, dès les premières étapes de conception.


Poursuivre la transformation en 2026

Le bilan 2025 montre l’ancrage progressif du numérique écoresponsable dans le fonctionnement des administrations : gestion des équipements, achats, conception des services, formation et pilotage des systèmes d’information.


Dans un contexte de tensions croissantes sur les ressources nécessaires au numérique et d’enjeux renforcés de souveraineté technologique, la sobriété numérique constitue désormais une composante durable de la transformation numérique de l’État.


L’objectif pour 2026 est de poursuivre cette dynamique, notamment à travers la montée en compétence des agents, l’amélioration de la mesure des impacts et l’accompagnement des administrations dans la mise en œuvre de leurs feuilles de route.


Télécharger le bilan d’activité 2025 de la MiNumEco

Retrouvez l’ensemble des actions, chiffres clés et retours d’expérience de la Mission interministérielle numérique écoresponsable en 2025.

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