ICR Épisode #5 : intégrer l’ICR dans les pratiques de conception au MEAE

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Interview de Nicolas Gueyne (MEAE) sur l’intégration de l’Index de conception responsable dans les projets numériques


Nicolas GUEYNE

Nicolas GUEYNE
En charge de la transformation de la Direction du numérique
Référent numérique responsable
Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Bonjour, je suis Nicolas Gueyne. Je suis en charge de la transformation de la Direction du numérique au sein du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et j’ai également la chance d’être référent numérique responsable pour ce ministère.

Au titre de la transformation numérique, l’aspect environnemental est pris en compte dans notre stratégie et, à ce titre, on déploie tout un corpus de formations, de mesures de notre empreinte carbone, de mesures autour de l’achat qui intègrent justement ces aspects environnementaux.

Et donc, on voit à travers l’ICR un outil accessible auprès de nos chefs de projet, de nos ergonomes et de nos UX designers, un outil qui leur permettra de s’autoévaluer dans la conception de nouveaux services ou dans la refonte de certains services.

C’est donc un outil qui se veut relativement simple, intuitif, qui leur permettra, de manière assez aisée, en amont de toute refonte ou d’un projet, de faire un état des lieux de leur application.

Ensuite, d’évaluer, enfin, en tout cas d’établir un plan d’action. Et ça leur facilitera également la capacité à faire des autodéclarations.

De manière beaucoup plus globale, l’ICR étant un outil performant, on va l’intégrer dans notre cadre de cohérence technique et dans nos processus afin que l’ensemble, comme je le disais, de nos équipes soient en mesure d’utiliser cet outil.

Cet outil est complémentaire à ce qui peut exister déjà dans notre palette d’outils. Il est vrai que, de manière assez classique, on est en mesure de faire de la qualimétrie sur nos outils, donc avec des outils assez classiques de type Sonar.

L’avantage de l’ICR, c’est qu’il va pouvoir s’intégrer en amont d’une démarche de développement ou d’intégration, à travers justement l’évaluation de cet état des lieux. Et derrière, de définir les plans d’action pour améliorer l’application.

Donc, il est complémentaire et intervient en amont de tout projet.

À travers l’ICR, on va faciliter justement l’état des lieux et on va être en mesure de compléter, à l’issue, son autodéclaration de manière beaucoup plus aisée, beaucoup plus simple, sur l’ensemble des critères.

Et ensuite, en fonction de la cible qu’on souhaite atteindre, le résultat produit par l’ICR pourra être communiqué auprès des métiers par différents biais.

À travers une feuille de route, par exemple, où on va lister l’ensemble des actions nécessaires pour rendre plus accessible, plus vertueuse, l’application, en alimentant également la feuille de route de cette équipe avec des actions qui se veulent concrètes et opérationnelles pour répondre justement à ces différents enjeux.


Dans cet épisode, **Nicolas Gueyne, référent numérique responsable au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE)**, explique comment l’Index de conception responsable (ICR) peut s’intégrer concrètement dans les pratiques des équipes numériques.

Au sein de la Direction du numérique du MEAE, les enjeux environnementaux sont intégrés à la stratégie de transformation numérique à travers plusieurs leviers : formation des équipes, mesure de l’empreinte carbone et prise en compte de critères environnementaux dans les achats numériques.


L’ICR vient compléter cette démarche en proposant aux chefs de projet, ergonomes et UX designers un outil simple permettant d’évaluer un service numérique dès les premières étapes de sa conception ou avant une refonte. Il permet d’établir un état des lieux, d’identifier les pistes d’amélioration et de construire progressivement un plan d’action.


L’objectif est également d’inscrire l’éco-conception dans les méthodes de travail existantes. Le MEAE prévoit ainsi d’intégrer l’ICR à son cadre de cohérence technique et à ses processus, afin d’en faire un outil mobilisable par l’ensemble des équipes numériques.


Complémentaire des outils techniques de contrôle de la qualité du code, l’ICR intervient plus en amont du cycle projet. Il permet de questionner les choix de conception avant le développement et de transformer les résultats de l’évaluation en actions concrètes et opérationnelles intégrées à la feuille de route des équipes.


Cette démarche vise à faire de l’ICR un repère commun pour les équipes, facilitant à la fois l’amélioration continue des services, la réalisation des autodéclarations et l’intégration durable des enjeux d’éco-conception, d’accessibilité et de qualité dans les projets numériques publics.

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